À lire à partir du 7 juillet, El Ferrocarril de Santa Fives, ou le voyage-poèmes de Manuel Mauraens pour Santa Fe au départ de Lille. L'ouvrier promu contremaître, s’apprête à gagner l’Argentine. Il y supervisera les travaux du chemin de fer ralliant Santa Fe à Tucumán. On le suit à l’affût des auteurs de son temps, des comptes rendus industriels, de la presse, des articles encyclopédiques, de tout ce qui annonce la nouveauté de demain. Le récit alterne épisodes en France et visions d’une Argentine promise, celle où l’on a redécouvert cent vingt ans plus tard une station ferroviaire baptisée Fives-Lille.

              

REVUE DE PRESSE ICI ou, détaillée, ci-dessous :

18 - Janvier 2012, accès direct en cliquant ici à la critique dans Histoire d'Entreprises ; belle maquette n'est-ce pas !

17 - Hellemmes Actualités, pages 10 et 11 de la revue municipale de décembre : j'ai consolé Élodie Devreyer, fâchée d'une coupe dans le chapeau et d'une légende mal orthographiée à son insu ; dans les journaux, les journalistes ne sont pas responsables de tout.

16 - Vendredi 23 décembre 2011, Nikola Delescluses a consacré au livre une de ses exquises chroniques hebdomadaires, de 11h à 12h sur Radio Campus Lille. Blog de l'émission, cliquer sur Paludes.

15 - Lundi 19 décembre 2011, Jacques Josse souligne dans son blog la sympathie de Manuel Mauraens pour Jean-Marie Guyau et Paul Lafargue.

14 - Décembre 2011, Marie Groëtte en personne dans la Nouvelle Revue Moderne s'embarque, tel le jeune homme grec avec une moitié de tesson (symbolon), afin de se faire reconnaître auprès de l'hôte qui détient l'autre moitié : sa jumelle argentine Maldonada !

13 - Samedi 26 novembre 2011, le journal El Litoral publie un entretien à distance d'un océan avec Mariana Rivera, propos traduits par Marielle Leroy.

12 - Numéro de septembre-octobre 2011 de la revue Pays du Nord, la chronique Ça vient de sortir relève que la cousine argentine de Marie Groëtte s'appelle Maldonada.

11 - Mardi 20 septembre 2011, le blog Bleu.Blanc.Rouge de Bart Van Loo cause en néerlandais de l'Oulipo, de sonnets combinatoires et du voyage en Argentine de son compatriote Manuel Mauraens.

10 - Septembre 2011, la page « livres » de Lille Métropole Info cite Jacques Jouet, qui a fermé le livre « en se promettant d'en acheter des exemplaires pour offrir. »

9 - Vendredi 19 août 2011, le blog Argentine Info attise davantage l'espoir de visiter Vera y Pintado.

8 - Samedi 13 août 2011, reportage sur Pirouésie et présentation des livres de la Contre-Allée dans Ouest-France.

7 - Mercredi 3 août 2011, nouvel article de Pauline Drouet dans La Voix du Nord ; le précédent avait paru en mai 2010, relayé par El Litoral en Argentine.

6 - Lundi 1er août 2011, photographie de Benoît Richter :

5 - Mercredi 20 juillet 2011, Patrice Debry me confie un projet de critique à paraître dans Le Soir, à supposer que le quotidien bruxellois en accepte l'audacieuse forme (un double sonnet) :

Dès la préface on est prévenus des rigueurs
Unissant ces morceaux de bravoure contrainte,
Nouant fil du récit. Du progrès, la complainte
Contera l’horreur, tels les mots d’Enzensberger,

Hantant le Titanic à jamais, voix qui meurent
Éternellement là. On reconnaît leur grain :
Marconi dit que tout son devient un refrain
Illuminant du fond des temps nos belles heures.

Nous suivons Manuel Mauraens en Amérique
Du Sud, où l’ingénieur veut montrer le chemin :
Entre les monts andins, la voie ferrée bruit.

Fiction, chronique exacte ou mix machiavélique
Envoûtant le lecteur, qui du rêve s’empreint ?
Robert Rapilly sait y faire, et on l'y suit.

Une fois plongé en cette Argentine, on flirte
Nonchalamment avec ses fumets et ses teints.
Vient ensuite le choc, on est étreint : soudain,
On est ce Titanic, coque qu’un iceberg heurte.

Y plongeant plus encore, on entend battre un cœur :
Argentine qu’on pille, Argentins qu’on éreinte,
Gavant la métropole au prix de cette astreinte.
Et Manuel saura en dire le malheur,

Pour avoir vécu, lui, même exil dramatique.
Or, là d’où l’Indien migre, on voit mourir l’humain,
Écrit le poète. En la forge semble induit

Malheur des dieux éteints, dit-il, énigmatique,
En à peu près septante hymnes décousus main :
Sélénet, par exemple, est une forme à lui !

4 - Mercredi 13 juillet 2011, chronique de Jacques Josse dans le magazine en ligne remue.net.

3 - Samedi 9 juillet 2011, article dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, supplément hebdomadaire du 9 au 15 juillet 2011.

2 -Lundi 11 juillet 2011, recommandation par Google+ d'Élisabeth Chamontin.

1 - Lundi 11 juillet 2011, Gilles Esposito-Farèse écrit à la Liste Oulipo :

Son titre en espagnol est « El ferrocarril de Santa Fives », mais ce recueil de poèmes et de textes contraints est en français. Son thème : le dépaysement d'un ouvrier de Lille. Construire en Argentine un chemin de fer, il avait su l'accomplir. Un colistier de même a ciselé ce livre avec son art suprême allant du lipogramme aux images subtiles. Ces vers aussi légers que de la Chantilly sont bien sûr composés par Robert Rapilly. L'ami Martin Granger l'accompagne au piano ; la préface est d'un grand oulipien : Jacques Jouet. L'éditeur a choisi pour nom « la Contre Allée », et ce joyau se vend pour moins de vingt euros.

J'y réponds :

Cher Gilles, grand merci de rapporter ainsi, brut de fioritures parmi tant de lectures, un avis bien prompt au public de l'Oulipo. Ce jour, tu nous arrives à quai de Santa Fives, clamant de n'avoir peur de fer ni de vapeur... Jamais le train ne cale d'une adresse amicale, qu'importe quand ça n'est en forme de sonnet !

PS - Olivier Salon (photo ci-dessous) m'écrit dimanche 21 août 2011 :

CheRobert,

Je crois bien, dans la folie de ce qui fut mon été,
avoir omis de te dire que j'avais lu, divine bonté !
bien évidemment, El Ferrocarril de Santa Fives.
Et ça, c'est fâcheux, car tu avais pris grand soin,
à me faire parvenir l'ouvrage à sa sortie, tintsoin.
Serait-ce de la confiture donnée à une grive ?

Quel ouvrage ! quel livre ! je n'en reviens toujours pas
de ce projet, de la dualité évoquée pas à pas,
des échos, de ce que tu as trouvé de Manuel Mauraens,
et qui nous permet que de l'œil on se rince.

Quant à l'invraisemblable traitement, poétique,
oulipien, varié, méticuleux, narratif, descriptif, didactique
visuel et sonore, inventif, nourri de discrets jeux de mots
("porter plinthe au parquet !") – je m'étais moi-même interdit
d'utiliser plainte/plinthe dans les Porche, car tous deux féminins –,
j'en avais de la sueur au pommeau
tout ce qui là m'était soudain dit
et qui tout simplement parlait de l'humain :
les 7 plans punaisés au tableau de Manuel quel régal
où trouver une autre liste qui serait son égale ?
L'éternité ouvre l'œil dans Le Fleuve Rouge quoi ? de sang
où mon cœur bat à 100%
et ces quatre quatrains de Chanter chemin faisant
qui sentent la sueur, le fer et le faisant

Quel parcours que le tien, celui de ta recherche,
là-bas en Argentine ou peut-être même dans le Perche,
ou dans d'obscurs grimoires par toi dénichés,
toi seul qui auras su les lire pour la postérité
Voici El Ferrocarril qu'on va s'arracher !
Qu'on aille de ce livre à la Poste hériter !

Merci à Robert, qui jaillit Mauraens
et Lille et Pirou
car telle est la roue
dont il est le Prince

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À VIVRE EN AOÛT, PIROUÉSIE :

(Olivier Salon à Pirou, photo de Chantal Danjon)