Quatorze coups de dés
Un coup de dés jamais n’abolit le hasard,
Quand bien même lancé, circonstance éternelle,
Du tréfonds d’un naufrage et d’inclinaison d’aile
Par avance tombée, hallucinant écart.Le mal à redresser en vol une stature
De ses jaillissements très à l’intérieur
Résume ombre enfouie et rigide blancheur
Jusqu’adapter la transparence à l’envergure.Aussi loin qu’un endroit vers le Septentrion
Fusionne peut-être en constellation,
La surface est au Nord, froide d’oubli, petite.Veillant, doutant, roulant telles déclivités
À quelque point dernier qui le sacre et médite,
Toute pensée émet le heurt d’un coup de dés.
Les quatrains calibrent des alexandrins en puisant au début du Coup de Dés, les ajustements du rythme & de la rime allant chercher des mots au cœur du texte-source. Identique protocole pour les tercets, cette fois en partant de la fin du poème de Mallarmé.
Robert Rapilly, dimanche 13 septembre 2026, à 18:05 [in Sonnets] Aucun commentaire - aucun trackback