Nommons pantounnet la forme qui concilie le schéma rimique du pantoum (plus exactement "pantoun") et la structure d’un sonnet Abba-Baab. Ci-dessous deux présentations du même texte :
=> 3 quatrains + 1 distique => AbbA bAAb AbbA bA (rimes embrassées),
=> 1 distique + 3 quatrains => Ab bAbA AbAb bAbA (rimes croisées).
Composé en pensant au Monet de Giverny... chez qui Rabelais a fait irruption sans prévenir.

PS – Alain Chevrier me signale un précédent de Fernand Clerget en 1891, deux sonnets où la mécanique pantoum se relâche à partir des tercets (sinon la répétition du premier vers à la fin, règle moderne et française instituée par Banville). Ça s’intitule Séparation et L’Outrage.

Disposition 1 :

L’étang ploya
ce pont courbé
arc dérobé
d’un nymphéa

Ce pont courbé
reflet boa
d’un nymphéa
monte au jubé

Reflet boa
d’orbe nimbé
monte au jubé
Gargantua

D’orbe nimbé
l’étang ploya
            

Disposition 2 :

L’étang ploya
ce pont courbé

Arc dérobé
d’un nymphéa
ce pont courbé
reflet boa

D’un nymphéa
monte au jubé
reflet boa
d’orbe nimbé

Monte au jubé
Gargantua
d’orbe nimbé
l’étang ploya