Sonnet aux Morts
Ça bénit l’occise trépasse
Borné se vit cadavre net
Dior ferret nécropole mec
Se dote Etna ne verra cesse
Manif fantôme d’or létal
Se tua fatum là t’emmure
Snif ! l’arc lu pèse sépulture
Ce rut lu pèse sépulcral
Fin sérum métal muta fautes
Là tel rodé mot n’affina
Messe car revenante et / odes
Ce mélo porc enterré froid
T’énerva d’actives en robes
Sa perte (sic) coltine bac
PALINDROME & GÉMATRIE
Entorses à la prosodie malherbienne, les rimes des tercets et l'hiatus transitoire "et / odes" (vers 11).
On appelle gématrie d'un texte la somme qui affecte aux lettres un « poids » croissant suivant l'ordre alphabétique : A = 1, B = 2, C = 3,..., Z = 26. Du sonnet ci-dessus, le perspicace Rémi Schulz a relevé :
« Ce palindrome de gématrie = 3333 est composé de 3 x 33 x 3 = 297 lettres, dont la première, l'ultime, et la centrale sont C-C-C = 3-3-3.
Le vers le plus lourd est le septième, juste avant le renversement :
Snif, l'arc lu pèse sépulture = 297, toujours 3 x 33 x 3. »
Robert Rapilly, dimanche 2 novembre 2008, à 14:24 [in Sonnets palindromes] Aucun commentaire - aucun trackback