Ça bénit l’occise trépasse
Borné se vit cadavre net
Dior ferret nécropole mec
Se dote Etna ne verra cesse

Manif fantôme d’or létal
Se tua fatum là t’emmure
Snif ! l’arc lu pèse sépulture
Ce rut lu pèse sépulcral

Fin sérum métal muta fautes
Là tel rodé mot n’affina
Messe car revenante et / odes

Ce mélo porc enterré froid
T’énerva d’actives en robes
Sa perte (sic) coltine bac



PALINDROME & GÉMATRIE

Entorses à la prosodie malherbienne, les rimes des tercets et le hiatus transitoire "et / odes" (vers 11).

On appelle gématrie d'un texte la somme qui affecte aux lettres un « poids » croissant suivant l'ordre alphabétique : A = 1, B = 2, C = 3,..., Z = 26. Du sonnet ci-dessus, le perspicace Rémi Schulz a relevé :

« Ce palindrome de gématrie = 3333 est composé de 3 x 33 x 3 = 297 lettres, dont la première, l'ultime, et la centrale sont C-C-C = 3-3-3.
Le vers le plus lourd est le septième, juste avant le renversement :
Snif, l'arc lu pèse sépulture = 297, toujours 3 x 33 x 3. »