Le blogue de Robert Rapilly

Tentative de Desdichado palindrome

Ce sonnet est un palindrome (cliquez sur le mot pour vérifier)...

Élu d’Aliénor ténèbre vécue île
de carte Lugu je ne ris ; drôle l’asile.
Sumatra perd à l’astre, s’engage ci-vu,
démordra nipas noires en rite vaincu.

Décéda l’occase corps où d’avivé Sire
céda la mer Italie : Oder il retire.
Ma violette cuve nota leur cœur coi,
ô crue, ô cruel atone vu cette loi...

Va mériter Liré d’œil à tire malade !
Cerise, viva, duos, procès, accolade :
ce Duc nia vêtir, ne serions à pinard ?
Rome du vice gagne, sert sa ladre part.

À Muse Lisa le lord Sirène jugule.
Trace de lieu ce verbe ne trône, il adule.

... et rappelle autant que j'ai pu El Desdichado de Nerval. Pour s'en persuader, il y est question d'ombre, de maladie, d'asile et de mort, d'Italie, d'Aliénor, d'une fleur, d'une muse, d'un duc, de sirène, de Lisa, de vin, de Liré, de Rome... et Nerval aurait sans doute apprécié la paix du lac Lugu, l'Oder glacé, l'ardente Sumatra, la luxuriance des nipas ; nul doute enfin qu'il aurait entendu l'occase dans l'acception de Littré.

Isonnetwooshsoowtennosi

J’ai essayé de poster le premier tweet de ma vie (ci-dessous en bleu)... raté : bien que tout de simplicité, ce texte m’a été retoqué. Trop long paraît-il. Un tweet ne peut excéder 140 frappes sur le clavier.

Notez que l’automate de chez Twitter opère d’intéressantes mutations quand il renvoie les textes mal calibrés. Non seulement il remplace les mots par des synonymes plus courts, mais - rigoureux dans sa logique de retour à l'envoyeur - il traduit l'ensemble en un palindrome (caractères rouges = le message d'erreur que j'ai reçu). Afin d'en vérifier l'exactitude, cliquez ci-contre sur le mot palindrome.

À ce cas particulier d’isonnetwoosh (sonnet de 140 caractères, espaces et retours chariot) palindrome, un nom s'impose, facile à retenir : isonnetwooshsoowtennosi.

Avis très
aveu Gard
mon écart
non accès
Sir grimé
si report
Elbe nord
drone blé

Trope ris
émir gris
Sec canon
trace nom
Dragué va
sert Siva

Peintre et portrait

Couple de sonnets contraires vers à vers ; les deux textes à la suite forment un palindrome de mots.
Cf. billets précédents et Louis d’Épinay d’Ételan & Selvio Zagghi (Formules n° 12, pages 329 et suivantes).

Peintre et portrait miroir tu donnes tu reçois
Autant autre l’égale apparence d’ombrage
Feindre tel artifice éclipse ton visage
Nonobstant abolir point ne faut-il qu’émois

Voilée a-t-elle trop flétri timbre sans voix
Étoilée ourse l’orbe esquisse-t-on l’image
Constamment inversé foyer après sillage
Trace sans origine avenant quelquefois	

Efface-t-elle aurore éclipsant galaxie
Retentissement oint apparue éclaircie
Dément ce calme sort là gomme ci crayon

Carapace où d’éclair ressemblance de reste
Vivace aujourd’hui soit idéal un rayon
Comment annihiler l’indistinct palimpseste
Palimpseste indistinct l’annihiler comment
Rayon un idéal soit aujourd’hui vivace
Reste de ressemblance éclair d’où carapace
Crayon-ci gomme-là sort calme ce dément

Éclaircie apparue oint retentissement
Galaxie éclipsant aurore elle t’efface
Quelquefois avenant origine sans trace
Sillage après foyer inversé constamment

Image l’on t’esquisse orbe l’ourse étoilée
Voix sans timbre flétri trop elle t’a voilée
Émois qu’il faut ne point abolir nonobstant

Visage ton éclipse artifice tel feindre
Ombrage d’apparence égale l’autre autant
Reçois-tu donnes-tu miroir portrait et peintre

Miroir

Sonnet palindrome de mots, ayant relu Louis d’Épinay d’Ételan et Selvio Zagghi (Formules n° 12, pages 329 et suivantes) :

Peintre et portrait miroir tu donnes tu reçois
Autant autre qu’égale apparence d’ombrage
Feindre tel artifice éclipse ton présage
Nonobstant abolir point ne faut-il qu’émois

Voilée a-t-elle trop couvé timbre de voix
Étoilée Ourse l’onde esquisse cette image
Quelquefois inversés foyer après sillage
Sillage après foyer inversés quelquefois

Image cette esquisse onde l’Ourse étoilée
Voix de timbre couvé trop elle t’a voilée
Émois qu’il faut ne point abolir nonobstant

Présage ton éclipse artifice tel feindre
Ombrage d’apparence égale qu’autre autant
Reçois-tu donnes-tu miroir portrait et peintre

Post-scriptum : quatrain palindrome de mots à vers isocèles -

Serment sous-entendu revenant du manoir,
aimant son imago vampire est-on miroir ?
Miroir on est vampire, imago son aimant,
manoir du revenant entendu sous serment.

Post-post-scriptum : distique palindrome de monosyllabes -

Or, d’outre en bois tu vins : de ce fût plein et for.
Et plein, fût-ce de vins, tu bois en outre d’or.

Antisonnet miroir

La suite des 2 sonnets est un palindrome de mots, dont quelques homographes.
Ce rapport d'inversion est augmenté d'antinomie entre les vers de même position.
En bref, ici l'inverse dit le contraire ; à lire en se demandant pourquoi les miroirs retournent droite & gauche mais pas haut & bas.
L'objet est brut ; on peut en concevoir d'autres, où la syntaxe serait lissée, le lexique creusé - notamment polysémique.

Vertu la praxis en distance
glace ivre l’onde d’élixir
tu sombres oublieux désir
enlace-t-on l’élan sans transe

Pleur ou somme immobile danse
coureur avant l’autre zéphyr
poche ta soif comme avenir
Marabout sort outre une ganse

Oud identique après lenteur
bamboche ailleurs d’éveil rieur
décroche alors arrêt en grève

Goût mémorable dessus flot
moût au sobre plat on t’enfièvre
approche envers l’abstrait défaut
Défaut abstrait l’envers approche
enfièvre-t-on plat sobre au moût
flot dessus mémorable goût
grève en arrêt alors décroche

Rieur éveil d’ailleurs bamboche
lenteur après identique oud
ganse une outre sort marabout
avenir comme soif ta poche

Zéphyr autre l’avant-coureur
danse immobile somme ou pleur
transe sans élan l’on t’enlace

Désir oublieux sombres-tu
élixir d’onde l’ivre glace
distance en praxis la vertu

Palindrome de mots

Sonnet palindrome mot à mot :

Envers l’à-propos, tenons-nous
bien à mener le va-et-vient
moins au terme ? Quel risque alors
abouti serait disparu ?

Avoir d’ordre tout retourné :
ainsi, vers ces coupes tu vois
répétition chaque mot,
mot chaque répétition.

Vois : tu coupes ces vers ; ainsi
retourné, tout ordre d’avoir
disparu serait abouti.

Alors, risque quel terme au moins
vient et va le mener à bien ;
nous tenons propos à l’envers.

PS - Quatrain de palindromes syllabiques :

Riche et rente étaient renchéries.
Rites mandés, des menteries
t'ont ramassé ces marathons,
ton jeu follet, les faux jetons...

PPS - Sonnet palindrome de gématrie 4444 dont l'axe de symétrie, décalé d'1 hémistiche au vers 8, contraint à user de diérèses fréquentes en première moitié du texte, symétriquement de synérèses ensuite :

Tel âge l’alliage nia bleu d’Argo.
Mir perd, n’axe l’adret : l’axe tango carène
veste, une méta glu. Vice-versa l’Écho,
Etna rauque idiote d’Io t’aliène.

Martial pli si véniel prêle brio ;
vu le duo cruel reversi crions : « Reine
d’aération, lis eh cornélien ego,
idole icône zen, ô ciel, ô Diogène ! »

Il enroche s’il n’oit are à deniers noircis
rêver leur coude lu, voir bêler pleine vis.
Il plaît, ramène, il a toi de toi dieu Quarante.

Oh ce las rêve-ci, vulgate menuet,
se vénéra, cogna. T’exalter d’Alexandre
– primo graduel bain – égailla le galet.

Satornet

L'argument : quel rapport entre les situations suivantes...

1 / Un chapeau dévisse de guingois au vent qui balaye Edale, village reculé des Midlands et théâtre du duel qu'un stylo à bille écharpé livre à une sorte de Durandal ou d'Excalibur.
2 / Énée s’ennuie d’entendre les fables d’Ésope ; imbibé de pépites de vigne, il claironne l'oracle des morts d’Épire
3 / Voilà-t-il de quoi tomber sous le charme de l'alter ego gallois du gaulois Belenos : Beli le Grand !
4 / Ou alors, n’y faut-il voir que l’effet psychotrope d’une décoction d'inule visqueuse, laquelle racine pivotante ligneuse gémit sous le pilon, ravit le seul dieu domestique, grippe la croyance Lebe des Dogons, creuse le flanc chéri de la montagne Pagal en Timor oriental ?
5 / De quoi, lectrice épuisée en batterie, me vider le Pô !
6 / Et assez pour qu'un coin ibère dézingue l'histoire sans queue ni tête qui précède ; par dessus le marché, confonde l’orthographe du forban et la musique du luth.

La clé : aucune cohérence, sauf que voilà tout ce qu'il faut de géographie et de cosmogonie pour délimiter un ténébreux sonnet ; car ce fatras de fatalité découle d'une matrice carrée contenant un texte, cas particulier de palindrome dit « sator » : il y a 4 trajets identiques de lecture, de gauche à droite & de droite à gauche, de haut en bas & de bas en haut.

Noter qu'on réfutera aisément l'objection habituelle « ça n'a aucun sens » par « ça en a quatre ».

Ce béret a ripé, l’épée
in Edale lacère bic.
Ésope le gave, l’Énée
ira tuba macéré s’il

émane l’agape dorée
Épire. Beli t’a pâmé
net ! Inule râle tapée,
épate lare l’unité,

ne m’a pâti Lebe ripée,
érode Pagal en amé
liseré... ça m’a bu, tarie

en élevage, le Pô sec.
Ibère cale là dénie,
épèle pirate rebec.

C E B E R E T A R I P E L E P
E E I N E D A L E L A C E R E
B I C E S O P E L E G A V E L
E N E E I R A T U B A M A C E
R E S I L E M A N E L A G A P
E D O R E E E P I R E B E L I
T A P A M E N E T I N U L E R
A L E T A P E E E P A T E L A
R E L U N I T E N E M A P A T
I L E B E R I P E E E R O D E
P A G A L E N A M E L I S E R
E C A M A B U T A R I E E N E
L E V A G E L E P O S E C I B
E R E C A L E L A D E N I E E
P E L E P I R A T E R E B E C

Post-scriptum -
3 poèmes de décembre, moins contraints ceux-là :

Cardianagrammes à Jacques Gamblin (pour les Impromptus littéraires)

Mon cœur scintille,
montrons-le celui-ci.
Truc inconsolé, il me
corne son ultime cil,
son licite clone mûr,
son coût. Le criminel
n’occulte l’onirisme.

Le Mont Silicone – cru
sinon mûri – collecte
linceuls contre moi,
leur cloison ciment,
mur, colonnes... L’ici et
nunc colorise l’item.
Mon cœur scintille.
Hexagone à quatre coins

Pourquoi traverse France ?
Parce que servent transe
et force au Nil d'hélice ;
lors que de Lille à Nice
un air leste émût brousse
d'entre Brest et Mulhouse !
Recette

Beaucoup bouquet garni perd s’il
n’ajoute aux thym, laurier, persil
sa substantifique part au
monocotylédon poireau.

Post-post-scriptum -
« Satornet 2011 », variante du sonnet en haut de page avec contrainte supplémentaire : si l'on prête aux lettres valeur numérique croissante : a = 1, b = 2, c = 3, etc. jusque : y = 25, z = 26, ce poème de fin d’année totalise une gématrie = 2011.

Ce béret a ripé, l’épée
in Edale lacère Bic.
Ésope ne gave l’Énée,
ira tuba macéré s’il

émane l’agape dorée.
Épire, Belita : pâmé
ce tin, une râle tapée,
épate l’Aren unité.

Ce m’a pâti, Lebe ripée
érode Pagal en amé
liseré ; ça m’a bu tarie.

En élevage né Pô sec,
Ibère calé la dénie,
épèle pirate rebec.


C E B E R E T A R I P E L E P
E E I N E D A L E L A C E R E
B I C E S O P E N E G A V E L
E N E E I R A T U B A M A C E
R E S I L E M A N E L A G A P
E D O R E E E P I R E B E L I
T A P A M E C E T I N U N E R
A L E T A P E E E P A T E L A
R E N U N I T E C E M A P A T
I L E B E R I P E E E R O D E
P A G A L E N A M E L I S E R
E C A M A B U T A R I E E N E
L E V A G E N E P O S E C I B
E R E C A L E L A D E N I E E
P E L E P I R A T E R E B E C

Argument du « Satornet 2011 » :
On se rappelle combien Ésope, Énée, Cana, le Pô et l’Ibère ont tourmenté Gérard de Nerval, alias le Prince d'Aquitaine. Mais on oublie souvent que, vu qu'agité du couvre-chef, il confondit un jour Biron et Byron, et s’embarqua armé… d’un prototype de stylo à bille : rendez-vous à Edale, village reculé des Midlands, afin d'y livrer duel. Du reste, qui se souvient que l'oracle des morts d’Épire l'avait enjoint de ramener l’âme d’une future patineuse olympique britannique : « Traverse l’Achéron gelé, danses-y avec Belita ! » ? Il plongea donc non loin d’Aren, village d'Aquitaine d'où s'enfouissent les confluents du fleuve damné, direction Albion. Bien dommage, dès lors, que se grippât la croyance Lebe des Dogons et que se creusât le flanc de la montagne Pagal à l'est de Timor ! Bref, tout ce qu'il faut de géographie et de cosmogonie pour délimiter un sonnet inconsolé.

Sonnet des Noces

Si l’acajou brumeux sans chrome Durandal
Haut la main se décalque, ô slave Anatolie,
Si la mousse descend dans ta soude abolie,
L’eau lévite pain lourd en sénat vespéral !

Où ferait-on Artaud ? L’indice est d’heur égal,
Loupe en l’arborescence ; et la mer Italie
Larguait sa part au vent : louve et note éblouie,
Fioul bétonné voulant vos rapace et Graal.

Il a tiré ma laisse, enserre au bras l’ampoule ;
La guerre décide un, l’autre a honte et refoule.
À reps évanescent roule un petit vélo.

Lis l’aubade où Satan dansait dessous malice !
Îlot à naval socle, à quai de Saint-Malo,
La dent rude mord quand ce mur bougea calice.

---

Palindrome phonétique avec quelques licences -
1 / Confusion délibérée entre :
- é / è / ê ;
- a / à / â ;
- o / ô ;
- in / un...
2 / Symétrie de synérèses & diérèses aux vers 7 et 8 :
- Larguait / et Gra-al ;
- éblou-ie / Fioul.
M'enfin, un enregistrement diffusé à l'envers donnerait aux intonations près le même sonnet.

Deux sonnets pour Jacques Perry-Salkow

1 - Sonnet palindrome de gématrie 3333
(la gématrie accorde un poids à chaque lettre, égal à son numéro alphabétique : A=1, B=2, C=3, ..., X=24, Y=25, Z=26)

Oh ! Celse mord, Nil a pâti.
Un wok l’astral et wok l’astuce,
reître se mira trop, pardi,
cria piger nid à la puce.

Veine belle, mâle martyr
repassé dora prospective.
Vice-versa nié, servir :
or, ivre sein, as rêvé cive,

vit, ceps... Or, par Odessa Per-
-ry trame lamelle bénie.
Vécu paladin régi pair,
Cid rapporta rime sertie,

reçut Salkow tel art Salkow :
Nuit à palindromes, l’Écho.



2 - Sonnet palindrome en 111 lettres

Wok l’Astral

Oh ! ce cal
à régal
pare à Tyr
repentir.

Port Érin
n’a burin
ici, ni
ru banni.

Rétro prit
né Perry, t’
aéra

plage, Râ,
lac, écho :
l’art Salkow !

Or érotisé (10 millions de sonnets palindromes)

Suite à « Être venu damer Icare » (éd. du Camembert 2006, diffusion JJ), 10 millions de sonnets palindromes inspirés des « 100 000 milliards de poèmes » de Raymond Queneau.
Nouveauté, il ne s'agit plus d'octosyllabes, mais d'alexandrins. Ici encore, chaque couple symétrique de vers 1 & 14 est compatible avec les 10 couples 2 & 13. Ces 100 combinaisons s'accordent à leur tour avec 10 nouveaux couples de vers 3 & 12, soit 1 000 textes différents. Idem ensuite de 4 & 11 (10 000), 5 & 10 (100 000), 6 & 9 (1 000 000) et 7 & 8 (10 000 000 sonnets). Ceci sans altérer la métrique, les rimes, l'orthographe palindrome.
Diérèses et synérèses se dispensent ici et là de la diction classique.

             

Il reste à gagner en fluidité, régler la ponctuation, réviser le rythme, traquer d'éventuelles répétitions dans un même sonnet potentiel. Et le plus ardu, que l'on écrive très contraint ou peu : accéder à un degré de glaciale fusion poétique.

1
Or érotisé l'Art n'a lacé Dracula
Porter se continue et nage disparue
L'été bai dénudé doit café tralala
Argos on se délia l'angora d'ère nue

Jette vice-versa, le haut révélé gît
La Rome de Pô rue, être l'alizé trace
Et s’aviser pas mort ne cuve, resservit
N’ont ivresse revu cent Roms à pré si vaste

Écartez il alerte Europe de moral
Tige, l’évertua hélas rêve civette
Jeune Réda rogna l’aile Desnos ô Graal !
À l'artefact iode, dune, diabète

Leur apside gantée unit noces rétro
Palu car décalant râle si torero

2
Or Genet n’omet ocre mercantile là
Porc calamistré snob à banale verrue
L'été la braderait en orteil, Pergola
Gré tari déité ne borne en retenue

Je terrasse troc, Zeus l’infidèle vernit
L’abat idéel Oc, radio rude n’a faste
Et rap anobli tue et Panini me frit
À bâtir féminin, apte eut-il Bonaparte

Et sa fane du Roi d’Arcole édita bal
Tin révélé d’If, Nil, Suez : Cortés s’arrête
Jeûne terne enrobé ne tiédira tergal
Ogre plié trôné, tiaré d’arbalète

Leurré vêla nabab, on sert si mal accro
Pâle lit nacré, mer côté Monténégro

3
Ô réparable Icare, il a dépassé Râ !
Pore lobe, Circé ce tiret l’a relue
Lever ténu d’amen, gorgeon Corbeil perla
Génie opiomane Ibn, une déesse nue

Je tresse de la soul, forcené lemme fit
L’agir damne et ne gradua trafics à liasse
Et sac à l'écarlate office recueillit
A-t-il lieu ce récif fœtal, race la caste

Essai lascif, Artaud argente en madrigal
Tif emmêlé nécro, fluo sale desserte
Jeunesse Éden, un bien à moi Poe inégal
Replié broc, Noé grogne ma dune trêve

L’Euler altérité, ce cri, ce boléro
Paressa pédalier à ciel, bar, apéro

4
Or à tort s’accusant, narra ce sérum-là
Porc imago diffus, reg, rebut, sel, ciguë
Le trépassé dosé, longeons à l’œil ô fla !
Viré le calicot sexuel lia cornue

Jeter ce pardi saï, Nigérian n’oit Cid
L'arène grosse d’onc à brio sud ne m'axe
Égaré dôme d’or, importer ça servit
S'est ivre sacré trop, Miro démodé rage

Examen du soir, bac nô d’essor général
Dictionnaire gin, Iasi drape crête
Jeun rocailleux, estoc il a celé rival
Folie ! Ô las Noé, gnôles, Odessa, perte...

Leu gicles-tu, berger, suffi dog à micro
Palmure se carrant n’a suc, Castro taro

5
Olé mil émeris, nase tic Attila
Polis eh Cornélien, oh Pelé tonitrue !
L’être vêt Épernay, culte loi vante-la
Ci porté l'os salé, séide lot ça pue

Jet lectorat ce soir tapa stomacal lit
L’As s’y balança sel, laïc epsilon trace
Eh cratère bélître, féru le délit
Utile déluré, fertile béret arche

Écart noli spécial, le sac n’a l’abyssal
Tillac à mot sapa trio sec, tarot celte
Jeu pactole, Diesel assole tropical
Etna violet lu, cyan répète verte

Leur Tino téléphone, il enroche silo
Pâlit Tacite sans ire méli-mélo

6
Ô limaçons, une volage m'attela !
Polisario berça ta bellissime due
L'été baleine vêt, n’a dromadaire fla
Mi naturel barra scène, mue et tortue

Jette ver, calamar, Rueil, Œdipe et Cid
L'an giron usuel bedonne... heu garage ?
Eh ça barra clim à hareng, il a médit
Nanti de m’aligner à Hamilcar rabâche

Égara Guéhenno de bleus un orignal
Dicte épi d'Éolie, Ur rama la crevette
Jeu : trotte eumène csar, râblé rut animal
Féria d'Amor Dante véniel à bête

L'eudémis s'il le bat, âcre boira silo
Palet ta mégalo Vénus noça Milo

7
Ô l'Émile, maton turc, çà ne mord ni là !
Pôle vaporisé d'avalés rots à crue
Le Dé cligna Yéti, vents en Oïl enrôla
Gercé vaste laps sert ! s’écria la Menue

Je tétanise gnou mal si Nuptiale rit
L’ave crêpe le Gers réitère sillage
Edgar a peloté le libre gai verdict
Cidre viager bile le tôlé par Agde

Égal liseré tiers, regèle Perceval
Tire-lait punis-la, muon gési n’a tête
Jeune m’a l’air ce stress : palets avec régal
Orné lion est né, vite Yang il cède

Leur castor se lava de sirop à vélo
Palindrome n'accrut, n'ôta méli-mélo

8
On a Gulliver vil et calot ôté là
Pontarlier a perçu, salie, une verrue
Le testé fit ruffian, serpette dévoila
Buté duel labo bleu quasi : l'Assidue

Je tétanise gain, en rock Nuptiale rit
Lapin à brus salé, trimes-y d'alliage !
Eh cap à Nuevo León cassé remit
Nid d'intime ressac : Noël, ove, un Apache

Égailla d'Ys émir tel Assurbanipal
Tire-lait punk corné nia gési, n'a tête
Jeudis salis, auquel Bob alleu de Tubal ?
Io vedette près naïf, furtif et Sète

Leur Ré venue, il a sucré pareil rat nô
Paletot : ô lacté Livre, vil Lugano !

9
Olé mil emmurés ! S’émut-il l’uléma ?
Portemine vida, ne nivela la crue
Le Dé pur d’au quota ne sauça Vesoul fla
Minarets ! m’a hélé Rio Muni menue

Jeter carré sellé rameuta, tsé-tsé prit
L’aveu que - fariné sinua - j’égayasse
Égates : a rugi futal l’exil éfrit
Nantir Félix, Ella tu figuras étage

Essayage jauni s’en ira feu Queval
Tir pesté statué, marelle serra crête
Jeune mi-nu moiré, le hamster animal
Fluo s’évacua sénat ou quadrupède

Leur cal aleviné n’a dive ni métro
Pâmé Lulli tu m’es sérum méli-mélo 

10
Ô tare ! Le désir féroce décala
Potage l’amer tint à Rémi l’entrevue
Lèpres et Luc consul, ce raide me deala
Péri par fabliau qu’ose part assidue

J’émets baderne goal, accoté me sertit
Lapone ta péri, ma reliure lace
Évaporez élu, donc radial écrit
Ne mentir ce laid arc, nodule zéro pave

Écale ruilera, mire pâte nopal
Titre semé, toc calao, genre d’abstème
Jeudis satrapes où ? Qu’ail bâfra pire pal
Aède média reclus n’occulte serpe

Leu vert n’élime rat ni tréma legato
Palace décoré, frise de l’Érato

Sonnet aux Morts

Ça bénit l’occise trépasse
Borné se vit cadavre net
Dior ferret nécropole mec
Se dote Etna ne verra cesse

Manif fantôme d’or létal
Se tua fatum là t’emmure
Snif ! l’arc lu pèse sépulture
Ce rut lu pèse sépulcral

Fin sérum métal muta fautes
Là tel rodé mot n’affina
Messe car revenante et / odes

Ce mélo porc enterré froid
T’énerva d’actives en robes
Sa perte (sic) coltine bac



PALINDROME & GÉMATRIE

Entorses à la prosodie malherbienne, les rimes des tercets et le hiatus transitoire "et / odes" (vers 11).

On appelle gématrie d'un texte la somme qui affecte aux lettres un « poids » croissant suivant l'ordre alphabétique : A = 1, B = 2, C = 3,..., Z = 26. Du sonnet ci-dessus, le perspicace Rémi Schulz a relevé :

« Ce palindrome de gématrie = 3333 est composé de 3 x 33 x 3 = 297 lettres, dont la première, l'ultime, et la centrale sont C-C-C = 3-3-3.
Le vers le plus lourd est le septième, juste avant le renversement :
Snif, l'arc lu pèse sépulture = 297, toujours 3 x 33 x 3. »

En ultra pâle la part Lune

Si ma pardi divine vis
S'ulcère du rude reclus
Si Veni Vidi drapa Miss,

Troc. Calice tonne ici plus
Trop partial épelait rapport
Sulpicien noté cil accort

Scénario m'évida la mer
César et curé le Pater
Retapé l'éructera sec
Ré maladive moira nec...

Ce vaste mutant élu ver
Ce lama-là saute super !
Crépu se tua salamalec
Revu l’Etna tu mets avec

(sonnet à l'envers avec des mots latins ; les strophes sont palindromes ; le palindrome du second tercet déborde d'une lettre - S - sur les strophes précédente et suivante)

Autre sonnet ; les vers cette fois sont palindromes ; il arrive qu'une lettre soit rejetée au vers voisin :

Mi crémeux est sexué merci
Me madérise Sire, dame !
De mal cerné tôt en réclame
D’Issu-Ersatz t'as réussi

Lis réputé fétu persil
Émane d’élu l’Éden âme
N'emmagasina ni sa gamme
Ni cinémas. Amen ici

L'arène gava générale
La reine rêve renier ale
Noise là même ma lésion

S'évita de si sédatives
Noix en noce de connexion
Sévisse l’ânon à lessives !

L'aria du limaçon

Composer un sonnet lipogramme en e contenant "l’aria du limaçon", proposition de Bruno Langlois pour la revue Quadrature. Ce sonnet-ci est palindrome.

Amorti monacal
un nocif fusa nô
À l'Assurbanipal
un for paru guano

Sud Nil à Niagara
sublima l'aviron
Oc ami lu d'air a
l'aria du limaçon

Ô rival ! À mil bus
ara gaina l'Indus
On augura prof nu

Lapin à brus sala
On a suffi connu
Lacan omit Roma

Sonnet palindrome 12

Oh ce las rêve-ci va radial en note
Jeune valet racé seul brio nectar sûr
Oh coude d’Éloi va souque Fétu-Obscur
T’euphorise dual Io pire menotte

L’âge facture l’air Priape le pelote
Dévisse l’aluni met ici le fémur
Béton gong alerté n’édita béni mur
N’en rumine bâti de n’être la gnognote

Brume félicité mi-nu l’a lessivé
D’étole pelé pair pria le rut café
Galet ton émeri - poil au désir oh ! - pue

Trucs boutefeu qu’osa viole de duo
Chorus rat ce noir blues écarte la venue
Je tonne laid ara vice-versa l'écho

Sonnet palindrome 12'

Égaré, perturbé, crapaüté, l'alerte
Sulpicien gage ment, il bat en l'Adonis
Sublime trope d'âne il écrit rosser Ys
Pégase de Licorne en nos repas à perte

Clos à rapacité d'ale duale inerte
Long is sorely stab tile Semiramis
Et réséda l’air c’est noria tel fer tel fils
L'if, le trèfle tairont ! s’écria la déserte

Si ma rime se lit bats-y le rossignol
Et - renié l'au-delà - de tic à parasol
Ce trépas à personne en roc île de sage

Psy, ressortir ce lien a déporté mil bus
Si nodal n'établit ne me gagne ici plus
Être là le tua par ce brut repérage

Sonnets palindromes

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août 2016
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