jeudi 12 mars 2015
Le Galurin d'Érasme / Pauvre Jocaste
Deux chansons monorimes enthousiastes sur des musiques de Sir Martin Granger (audibles vendredi 13 mars 2015 à Lille 3), la première baroque, l'autre hellénistique. L'art des poèmes monorimes reste aujourd'hui bien vivace, grâce à Olivier Salon, à Gilles Esposito-Farèse, à quelques autres.
1) Le Galurin d’Érasme
– Qu’est-ce ta noire coiffe, Érasme ? Est-il hanté, ce cataplasme, des mânes d’un spectre ectoplasme ? – Non, mais ci plane un pléonasme. Quant au bonnet, c’est contre l’asthme dont ma cervelle craint le spasme. – Que quête ta casquette, Érasme ? N’y fantasmes-tu le miasme dont un miasme est le fantasme ? – Là plutôt je sens un chiasme ; couronnons-le jusqu’à l’orgasme d’ivre folie et doux sarcasme... – Libérez le béret d’Érasme, crête de bel enthousiasme : hip hip hip au bibi d’Érasme !
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2) Pauvre Jocaste -
Enthousiaste Qu’on l’honore premier sébaste Œil clair et torse de gymnaste Œdipe épouse sa Jocaste Quel cinéaste Quitte de périphrase chaste Ferait le film iconoclaste De tel inceste en telle caste Pauvre Jocaste Ce qui l’embrasa la dévaste L’amour s’est consumé contraste De nuit ardente en jour néfaste
Robert Rapilly,
jeudi 12 mars 2015
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