Marellet
Titre : d’après Marelle de Julio Cortázar. Voir aussi chez Gef.
14 × 12 = 21 × 8
Découpons les 14 dodécasyllabes d'un sonnet en 21 octosyllabes que nous rangerons dans un autre ordre : celui d'une gidouille partant du milieu du sonnet (Œil déchiré mais veille pleine) et s’achevant aux deux extrémités (L’abraxas d’exacte poulie / Ondulante ma cantilène).
L’abraxas d’exacte poulie a sidéré douze et huitaine au hasard de lettre abolie. Seul un pétale irait amène où chaviré ce soupir traîne, ô glas signant vêpre et complie. Dans l’hypogée abstrus de peine à contre-gré va la folie instruite, ampoule dépolie. Le roseau défiait le chêne, œil déchiré mais veille pleine, octobre exultait de saillie. Reste un goût que l’envol déchaîne emprès chevron. Tout se replie, on rêve au calme de la plaine, le front s’orne d’une ancolie — altier fleuron. Face le thrène on vole et l’avions oublié : le fil d’un arc acétylène ! a-t-on crié comme supplie ondulante ma cantilène.
Œil déchiré mais veille pleine Le roseau défiait le chêne Octobre exultait de saillie Instruite ampoule dépolie Reste un goût que l’envol déchaîne À contre-gré va la folie Emprès chevron tout se replie Dans l’hypogée abstrus de peine On rêve au calme de la plaine Ô glas signant vêpre et complie Le front s’orne d’une ancolie Où chaviré ce soupir traîne Altier fleuron face le thrène Seul un pétale irait amène On vole et l’avion s’oublie Au hasard de lettre abolie Le fil d’un arc acétylène A sidéré douze et huitaine A-t-on crié comme supplie L’abraxas d’exacte poulie Ondulante ma cantilène
Robert Rapilly [in Sonnets origamis],
mardi 8 novembre 2022 à 06:08
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