Titre : d’après Marelle de Julio Cortázar. Voir aussi chez Gef.
14 × 12 = 21 × 8
Découpons les 14 dodécasyllabes d'un sonnet en 21 octosyllabes que nous rangerons dans un autre ordre : celui d'une gidouille partant du milieu du sonnet (Œil déchiré mais veille pleine) et s’achevant aux deux extrémités (L’abraxas d’exacte poulie / Ondulante ma cantilène).

L’abraxas d’exacte poulie a sidéré
douze et huitaine au hasard de lettre abolie.
Seul un pétale irait amène où chaviré
ce soupir traîne, ô glas signant vêpre et complie.

Dans l’hypogée abstrus de peine à contre-gré
va la folie instruite, ampoule dépolie.
Le roseau défiait le chêne, œil déchiré
mais veille pleine, octobre exultait de saillie.

Reste un goût que l’envol déchaîne emprès chevron.
Tout se replie, on rêve au calme de la plaine,
le front s’orne d’une ancolie — altier fleuron.

Face le thrène on vole et l’avions oublié :
le fil d’un arc acétylène ! a-t-on crié
comme supplie ondulante ma cantilène.
Œil déchiré mais veille pleine
Le roseau défiait le chêne
Octobre exultait de saillie
Instruite ampoule dépolie

Reste un goût que l’envol déchaîne
À contre-gré va la folie
Emprès chevron tout se replie
Dans l’hypogée abstrus de peine

On rêve au calme de la plaine
Ô glas signant vêpre et complie
Le front s’orne d’une ancolie
Où chaviré ce soupir traîne

Altier fleuron face le thrène
Seul un pétale irait amène
On vole et l’avion s’oublie
Au hasard de lettre abolie

Le fil d’un arc acétylène
A sidéré douze et huitaine
A-t-on crié comme supplie
L’abraxas d’exacte poulie

Ondulante ma cantilène