mercredi 26 août 2026
Ouïseaunets d’artifice
L’intitulé "ouïseaunets d’artifice" vient de ce qu’aucun des corps volants ci-dessuus n’est un oiseau, mais une création humaine : avion, ballon... 14 strophes de 14 syllabes (4+4+3+3) pour un effet de fractale sur la forme sonnet.
Un trait d’écoufles qu’Autan haut souffle monte aux cieux d’Île-d’Yeu. Les cerfs-volants ondulent en théorie d’utopies. Piccard des neiges en ballon cherche : mais où sont les moussons ? Ton zinc, héros, part de zéro ; puis tu voles jusque Éole. . Hurlent les drones dans un cyclone, ouragan d’hooligans ! Aéronefs : aucun relief n’en dépasse les espaces. Aéroplanes, ce qu’on y gagne : un enjeu nuageux. Un canadair tourne aux enfers pour une âme dans les flammes. . Jargon d’hôtesses (dont diérèse) : « L’avion nous l’avions. » À trop monter dans des charters on outrage les nuages. Nul ne déleste les lois célestes, nous tombons pour de bon. . Ça fait beaucoup trop de coucous, cent et mille escadrilles. La montgolfière et les prières des mortels vont au ciel. Gare aux golems en U.L.M., qu’ils n’oppriment pas mes rimes !
Robert Rapilly,
mercredi 26 août 2026
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