L’intitulé "ouïseaunets d’artifice" vient de ce qu’aucun des corps volants ci-dessuus n’est un oiseau, mais une création humaine : avion, ballon... 14 strophes de 14 syllabes (4+4+3+3) pour un effet de fractale sur la forme sonnet.

Un trait d’écoufles
qu’Autan haut souffle
monte aux cieux
d’Île-d’Yeu.

Les cerfs-volants
ondulent en
théorie
d’utopies.

Piccard des neiges
en ballon cherche :
mais où sont
les moussons ?

Ton zinc, héros,
part de zéro ;
puis tu voles
jusque Éole.

.
Hurlent les drones
dans un cyclone,
ouragan
d’hooligans !

Aéronefs :
aucun relief
n’en dépasse
les espaces.

Aéroplanes,
ce qu’on y gagne :
un enjeu
nuageux.

Un canadair
tourne aux enfers
pour une âme
dans les flammes.

.
Jargon d’hôtesses
(dont diérèse) :
« L’avion
nous l’avions. »

À trop monter
dans des charters
on outrage
les nuages.

Nul ne déleste
les lois célestes,
nous tombons
pour de bon.

.
Ça fait beaucoup
trop de coucous,
cent et mille
escadrilles.

La montgolfière
et les prières
des mortels
vont au ciel.

Gare aux golems
en U.L.M.,
qu’ils n’oppriment
pas mes rimes !