lundi 27 juillet 2026
Sélénaimable sylvestre
Les incendies de Fontainebleau en 2026 se prêtent à composer un sélénaimable, fiction où la verdoyante Forêt serait humide et l'Humanité sage. En filigrane, apparaissent les chansons Nous n'irons plus au bois et, de Georges Brassens, "Au bois de mon cœur".
Forêt extinctrice Rétive au brasier Qu’en toi reverdisse Intact le laurier La Belle ramasse À Fontainebleau Un rameau vivace Verdoyant tableau Entrez dans la danse Toutes tous en rond Brûlez sans essence Vos cœurs suffiront Car si l’on s’embrasse Au bois de vos cœurs Jamais ne s’embrase Que gerbe de fleurs
En réponse, un "sélénépouvantable" d'après Au bois de mon cœur de Georges Brassens :
Au bois de mon âme un spectre camard ; je crains qu’il n’enflamme le bois de Clamart. L’eau calorifère mijote un gardon, bouillante rivière au bois de Meudon. Aïe ! une étincelle au bois de Saint-Cloud. On voit fuir l’agnelle qui poursuit le loup. Au bois de Vincennes riffaude l’enfer. Promises géhennes ! Paris va chauffer.
Robert Rapilly,
lundi 27 juillet 2026
[In Sélénets] Aucun commentaire
- aucun trackback