Les incendies de Fontainebleau en 2026 se prêtent à composer un sélénaimable, fiction où la verdoyante Forêt serait humide et l'Humanité sage. En filigrane, apparaissent les chansons Nous n'irons plus au bois et, de Georges Brassens, "Au bois de mon cœur".

Forêt extinctrice
Rétive au brasier
Qu’en toi reverdisse
Intact le laurier

La Belle ramasse
À Fontainebleau
Un rameau vivace
Verdoyant tableau

Entrez dans la danse
Toutes tous en rond
Brûlez sans essence
Vos cœurs suffiront

Car si l’on s’embrasse
Au bois de vos cœurs
Jamais ne s’embrase
Que gerbe de fleurs

En réponse, un "sélénépouvantable" d'après Au bois de mon cœur de Georges Brassens :

Au bois de mon âme
un spectre camard ;
je crains qu’il n’enflamme
le bois de Clamart.

L’eau calorifère
mijote un gardon,
bouillante rivière
au bois de Meudon.

Aïe ! une étincelle
au bois de Saint-Cloud.
On voit fuir l’agnelle
qui poursuit le loup.

Au bois de Vincennes
riffaude l’enfer.
Promises géhennes !
Paris va chauffer.