mercredi 10 septembre 2008
Quatrine tétracéphale d'Alexandre
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Quatrine - à supposer que fût tétracéphale - advint quand trois joueurs attablés au salon laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale, n'en retenant qu'un vers, immuable jalon. Chacun garda son mot. L'un copiant « jalon » et l'autre qui rima tantôt « tétracéphale » laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale. Ne tournaient que valets : funéraire salon autant que littéraire, à propos de salon. Nos joueurs s'activaient, et tous posant jalon laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale... d'où le trèfle a jailli comment ? Tétracéphale !
Quatre n'est pas un nombre de Queneau, puisque le vers 3 conserve sa position de strophe en strophe. Seuls les vers 1, 2 et 4 permutent, dans l'ordre d'une terine.
Cette quatrine pose les règles d'un jeu de société auquel participe un mort, comme au bridge ; la feuille passe de main en main entre les poètes vivants. On s'y essaiera vendredi 10 octobre 2008 au Prato à Lille.
Le vers « Laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale » est d'Hugo (Légende des Siècles, XVII La Massue).
Robert Rapilly,
mercredi 10 septembre 2008
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