Quatrine - à supposer que fût tétracéphale -
advint quand trois joueurs attablés au salon
laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale,
n'en retenant qu'un vers, immuable jalon.

Chacun garda son mot. L'un copiant « jalon »
et l'autre qui rima tantôt « tétracéphale »
laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale.
Ne tournaient que valets : funéraire salon

autant que littéraire, à propos de salon.
Nos joueurs s'activaient, et tous posant jalon
laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale...
d'où le trèfle a jailli comment ? Tétracéphale !



Quatre n'est pas un nombre de Queneau, puisque le vers 3 conserve sa position de strophe en strophe. Seuls les vers 1, 2 et 4 permutent, dans l'ordre d'une terine.
Cette quatrine pose les règles d'un jeu de société auquel participe un mort, comme au bridge ; la feuille passe de main en main entre les poètes vivants. On s'y essaiera vendredi 10 octobre 2008 au Prato à Lille.
Le vers « Laissèrent le roi mort dans la paix sépulcrale » est d'Hugo (Légende des Siècles, XVII La Massue).