dimanche 13 avril 2008
Glose
Traduction symboliste en alexandrins de quelques-uns parmi 10 millions de sonnets palindromes.
Voir aussi Gilles Esposito-Farèse.
Glose n°1
Hisse-toi Zeppelin à l’ascendant rayon Qui te balance antique et cinglé sous l'ellipse Qu'un Corbeau (jamais plus puisque Laïos éclipse Sa cinéraire amphore) élude en papillon Et l’exacte lionne en lacère un défi La Chevelure Vol choit colonne du temple C’est volcan sous la neige et la vache en exemple Toutes grâces par quoi la peur aura suffi Pyramide foulée où le Penseur trépigne La Dune du Pilat déjà gomme ton pas L'Odalisque est au vent qui bercera la vigne Un souffle a dispersé l'ivraie et le repas D'ivoirine pâleur et manne de mémoire L'aile fond où la plage en turquoise se moire
Sonnet original :
Être venu damer Icare
Sur apside gaga berça
N’être Pœ l’Œdipe l’égare
Ni vase ni vide vissa
Pure féline banco grêle
Ni mur ni d’or s’abat Samson
Noté-je d’Io l’Etna gèle
Élégante loi de jeton
Nos mastabas Rodin rumine
L’erg Oc n’a béni le féru
Passive divine s’avine
Rage l’épi d’Éole ô perte
Nacré bagage disparu
Sera cire ma dune verte
Glose n°2
Un rire formidable a retenti d’Orion Il entonne fidèle une ennuyeuse esquisse Or l’eau fraîche au riz sec (pourquoi faut-il qu’on cuise La sensitive épine) invite à l’éclosion Fends ce sari sanskrit Campeador Sidi Nikê mère Victoire y darde un croc-en-jambe Étendre du mortier t’enrhume jusque tempe L’accord sumérien se compresse en jazz free Ne soigne sans espoir sous le givre le Cygne Le tamis du torrent gouverne son compas Un danseur à deux temps mordit la ballerine L’astre roi contredit déficits et sambas Et l’atoll dépensier chiquenaude à la poire Ô martagons pressés au-delà de la Loire
... traduction de :
Être sidéral s’il se marre
Sûr aperçu le lied rasa
Net repas nourrit nem avare
N’inactive le mimosa
Purâna vêt Cid écartèle
Nice démâte du rayon
Nos sinus nases sa truelle
Telle Ur tasse sans unisson
Noya rude ta médecine
Le tracé dicte van à ru
Paso mimé le vit canine
Râ va mentir ruons à perte
Nasarde île lucre paru
Serra mes lis la Ré diserte
Glose n°3
L’habitacle et la roue amochent le garçon C’est la robuste pompe où s’ajoura l’éclisse Qu’Harpagon (allouant au cortex du Lettriste L’outil nommé Désir) n’avait pas vu griffon En presse immaculée y gronde un rififi Du sillon cul-de-sac au sein qui lui ressemble Comme un pulsar austral sans martinet ni sangle Quand du pain crevassé seule la mousse a fui Viso sur l’émulsive enfant que l’eau consigne S’ourdit un lycaon au courant des sabbats Liberté sur parole au Lac sombre ta ligne Pureté des amants qu’acquitte le trépas Nous nous vîmes le tiers dans la boucle illusoire L’empreinte se frictionne à l’esquisse oratoire
... traduction de :
Être side-car te dépare
Sûr appareil limé perça
Ne trépane Isou de l’Avare
Ni tram à l’us ni la Mirza
Pur l’étau qu’orage martèle
N’ira gramophone téton
Nova Sud ne fessa cruelle
Tel leur cassé fendu savon
N’ôte-t’en oh Pô margarine
Le tramé garou qu’a tel ru
Paz rima l’insu Lamartine
Ravalé duo sien à perte
N’a crêpé millier apparu
Se râpe de trace diserte
Glose n°4
Le doulos augura géhenne au goupillon Dont l’ombre de la terre a planqué la motrice Ainsi le Ténébreux (y sourd de paralipse Un souterrain absent) gomma sans la sanction Abolis le hasard Héritier de Séthi Car du cercopithèque il faut aplanir l’angle Sans éclat soprano sur la biche on s’étrangle Quel yearling ne se cabre au vieux brancard bouffi Fuis la strophe homme en trop qu’empoissonne Oniéguine Arès touche en cadence au satin que tu bats Ô céleste moisson sans aura de résine Joplin et la rythmique aspirent aux dégâts D’un carcan exhibé dont on masque la gloire Pour la philosophie au cœur déclamatoire
... traduction de :
Être si damné de ma tiare
Sur appareil l’ocre mussa
N’être pas à voir t’émit gare
Ni tube ni vide visa
Pur cas Ramsès s’il sut cisèle
Nivela l’amène guenon
Non gorgé cria de gazelle
Sellez âgé d’air ce grognon
Non Eugène mal alevine
Les ictus lisses Mars a cru
Pas ive divine butine
Ragtime trio va sa perte
N’assumer collier apparu
Serait âme d’en ma diserte
Robert Rapilly,
dimanche 13 avril 2008
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