Traduction symboliste en alexandrins de quelques-uns parmi 10 millions de sonnets palindromes.
Voir aussi Gilles Esposito-Farèse.


Glose n°1

Hisse-toi Zeppelin à l’ascendant rayon
Qui te balance antique et cinglé sous l'ellipse
Qu'un Corbeau (jamais plus puisque Laïos éclipse
Sa cinéraire amphore) élude en papillon

Et l’exacte lionne en lacère un défi
La Chevelure Vol choit colonne du temple
C’est volcan sous la neige et la vache en exemple
Toutes grâces par quoi la peur aura suffi

Pyramide foulée où le Penseur trépigne
La Dune du Pilat déjà gomme ton pas
L'Odalisque est au vent qui bercera la vigne

Un souffle a dispersé l'ivraie et le repas
D'ivoirine pâleur et manne de mémoire
L'aile fond où la plage en turquoise se moire

Sonnet original :

Être venu damer Icare
Sur apside gaga berça
N’être Pœ l’Œdipe l’égare
Ni vase ni vide vissa

Pure féline banco grêle
Ni mur ni d’or s’abat Samson
Noté-je d’Io l’Etna gèle
Élégante loi de jeton

Nos mastabas Rodin rumine
L’erg Oc n’a béni le féru
Passive divine s’avine

Rage l’épi d’Éole ô perte
Nacré bagage disparu
Sera cire ma dune verte


Glose n°2

Un rire formidable a retenti d’Orion
Il entonne fidèle une ennuyeuse esquisse
Or l’eau fraîche au riz sec (pourquoi faut-il qu’on cuise
La sensitive épine) invite à l’éclosion

Fends ce sari sanskrit Campeador Sidi
Nikê mère Victoire y darde un croc-en-jambe
Étendre du mortier t’enrhume jusque tempe
L’accord sumérien se compresse en jazz free

Ne soigne sans espoir sous le givre le Cygne
Le tamis du torrent gouverne son compas
Un danseur à deux temps mordit la ballerine

L’astre roi contredit déficits et sambas
Et l’atoll dépensier chiquenaude à la poire
Ô martagons pressés au-delà de la Loire

... traduction de :

Être sidéral s’il se marre
Sûr aperçu le lied rasa
Net repas nourrit nem avare
N’inactive le mimosa

Purâna vêt Cid écartèle
Nice démâte du rayon
Nos sinus nases sa truelle
Telle Ur tasse sans unisson

Noya rude ta médecine
Le tracé dicte van à ru
Paso mimé le vit canine

Râ va mentir ruons à perte
Nasarde île lucre paru
Serra mes lis la Ré diserte


Glose n°3

L’habitacle et la roue amochent le garçon
C’est la robuste pompe où s’ajoura l’éclisse
Qu’Harpagon (allouant au cortex du Lettriste
L’outil nommé Désir) n’avait pas vu griffon

En presse immaculée y gronde un rififi
Du sillon cul-de-sac au sein qui lui ressemble
Comme un pulsar austral sans martinet ni sangle
Quand du pain crevassé seule la mousse a fui

Viso sur l’émulsive enfant que l’eau consigne
S’ourdit un lycaon au courant des sabbats
Liberté sur parole au Lac sombre ta ligne

Pureté des amants qu’acquitte le trépas
Nous nous vîmes le tiers dans la boucle illusoire
L’empreinte se frictionne à l’esquisse oratoire

... traduction de :

Être side-car te dépare
Sûr appareil limé perça
Ne trépane Isou de l’Avare
Ni tram à l’us ni la Mirza

Pur l’étau qu’orage martèle
N’ira gramophone téton
Nova Sud ne fessa cruelle
Tel leur cassé fendu savon

N’ôte-t’en oh Pô margarine
Le tramé garou qu’a tel ru
Paz rima l’insu Lamartine

Ravalé duo sien à perte
N’a crêpé millier apparu
Se râpe de trace diserte


Glose n°4

Le doulos augura géhenne au goupillon
Dont l’ombre de la terre a planqué la motrice
Ainsi le Ténébreux (y sourd de paralipse
Un souterrain absent) gomma sans la sanction

Abolis le hasard Héritier de Séthi
Car du cercopithèque il faut aplanir l’angle
Sans éclat soprano sur la biche on s’étrangle
Quel yearling ne se cabre au vieux brancard bouffi

Fuis la strophe homme en trop qu’empoissonne Oniéguine
Arès touche en cadence au satin que tu bats
Ô céleste moisson sans aura de résine

Joplin et la rythmique aspirent aux dégâts
D’un carcan exhibé dont on masque la gloire
Pour la philosophie au cœur déclamatoire

... traduction de :

Être si damné de ma tiare
Sur appareil l’ocre mussa
N’être pas à voir t’émit gare
Ni tube ni vide visa

Pur cas Ramsès s’il sut cisèle
Nivela l’amène guenon
Non gorgé cria de gazelle
Sellez âgé d’air ce grognon

Non Eugène mal alevine
Les ictus lisses Mars a cru
Pas ive divine butine

Ragtime trio va sa perte
N’assumer collier apparu
Serait âme d’en ma diserte